Marché des locaux d’activités en Ile-de-France T1 2026
Le début d'année 2026 confirme les tendances observées en fin d'exercice précédent sur le marché francilien des locaux d'activités. Avec 186 423 m² commercialisés au cours du 1er trimestre, le volume d'échanges accuse un recul de 28 % par rapport au T1 2025 et de 38 % vis-à-vis de la moyenne des 5 dernières années. Ce niveau d'activité illustre la persistance d'un climat d'attentisme parmi les entreprises, qui ajustent leurs projets immobiliers au gré des incertitudes économiques et géopolitiques. Le nombre d'opérations finalisées s'élève à 205, soit une diminution notable par rapport aux 290 transactions enregistrées sur la même période en 2025, soulignant une dynamique transactionnelle ralentie. L’offre immédiate demeure abondante avec 2 millions de m² d'offre immédiate, en progression de 7 % sur un an. Ce stock élevé créé toutefois des conditions de marché favorables aux entreprises en recherche, qui bénéficient d'un large choix et d'une capacité de négociation renforcée.
L'examen des différentes typologies de surfaces révèle un repli généralisé, avec des intensités variables selon les segments. Les formats compacts inférieurs à 1 500 m² totalisent 87 000 m² placés, affichant une baisse de 25 % sur un an. Ce segment, traditionnellement dynamique grâce à la réactivité des petites et moyennes entreprises, n'échappe pas au mouvement de prudence généralisé qui touche l'ensemble des acteurs économiques. Les surfaces intermédiaires, comprises entre 1 500 et 4 000 m², représentent 76 000 m² commercialisés, en diminution de 26 % par rapport au 1er trimestre 2025. Les entreprises de taille moyenne, qui constituent le cœur de ce segment, temporisent leurs décisions d'implantation ou de rationalisation de leur parc immobilier, privilégiant l'observation à l'action dans un contexte où la visibilité économique reste limitée. Quant aux grandes emprises dépassant 4 000 m², elles affichent le recul le plus prononcé avec seulement 24 000 m² échangés (-41 % sur un an). Cette faiblesse s'explique par la complexité inhérente aux projets de cette ampleur, qui mobilisent des circuits de validation étendus et supposent des engagements financiers conséquents. Les grands comptes maintiennent leur stratégie de segmentation ou de différé de leurs mouvements immobiliers. Par ailleurs, la demande sur ce segment se heurte à une inadéquation entre l'offre existante et les besoins opérationnels actuels, particulièrement pour les activités de logistique légère et de distribution urbaine qui requièrent des installations répondant aux normes ICPE 1510, avec des capacités de stockage excédant 500 tonnes. Les utilisateurs concernés recherchent prioritairement des sites certifiés proposant des modules divisibles de 4 000 à 6 000 m², correspondant mieux à leurs cahiers des charges opérationnels.
La taille moyenne des transactions progresse modestement à 909 m² (+2 % sur un an), signalant un léger glissement vers des formats intermédiaires sans constituer pour autant le signe d'une réelle dynamisation du marché.
D'un point de vue géographique, l'activité se répartit principalement entre le secteur Sud qui concentre 65 000 m², le Nord avec 46 000 m² et l'Ouest qui capte 43 000 m². La zone intra A86, malgré ses atouts en termes de connectivité et de centralité, n'échappe pas au ralentissement avec 27 160 m² (15 % de la demande placée régionale) à travers 29 opérations, contre 59 000 m² au T1 2025. Le loyer moyen dans cette zone premium est en baisse de 5 % sur un an pour s’établir à 157 €/m²/an. À l'échelle francilienne, le loyer moyen se situe à 121 €/m²/an contre 126 un an auparavant. Le loyer prime retrouve son niveau d’il y a un an pour atteindre 190 €/m² après avoir atteint 200 € en 2025 tandis que le loyer moyen neuf est à 140 €/m². Ces baisses de loyers résultent mécaniquement d'une offre excédentaire face à une demande affaiblie.
Benjamin Dohin, Directeur ILOG Ile-de-France chez JLL, commente :
« Le marché poursuit sa phase de transition avec une activité soutenue par l'agilité des PME, tandis que les grandes surfaces restent en retrait dans un contexte d'attente. Cette prudence maintient une offre immédiate élevée, offrant aux entreprises des opportunités de choix dans des conditions favorables. Nous constatons une stabilisation progressive des comportements, avec des entreprises qui sortent de leur phase d'observation pour concrétiser leurs projets même si on n’enregistre que 190 000 m² échangés ce trimestre. Les fondamentaux du marché demeurent solides et cette période de réajustement positionne favorablement les acteurs qui sauront saisir les opportunités actuelles en vue d'une reprise attendue ».
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